30 août 2006
quelques bagels et leur garniture
Le problème : Quelques joueurs de sexe masculin, trentenaires, urbains, travailleurs (enfin ça je ne suis pas allée vérifier), habitués à la pizza ... se sont déclarés prêts à varier leur menu. Ils se réunissent régulièrement (pas toutes les semaines mais presque) autour d'une table. Comme ils jouent, on ne peut leur servir de petite soupe, ni même de verrines à manger à la petite cuillère. Ils sont là pour jouer, pas pour se restaurer. Enfin, dernière condition : la rencontre n'a pas lieu chez nous ... donc il faut prévoir quelque chose de transportable.
Solution : les bagels de Sandra. La recette est ici (j'ai fait la variante "doré au blanc d'oeuf" et ai ajouté des graines de pavot sur 1/3 des bagels avant cuisson au four). Ah oui, aussi, j'ai fait 1,5 fois la quantité ... pour avoir plus de bagels à garnir. Les voici à la sortie du four :
Ensuite, comme je ne pouvais envisager de proposer les bagels tels quels ... j'ai préparé trois garnitures (pour 4 bagels à chaque fois) :
- à l'italienne (au milieu sur la photo ci-dessous) : mélanger 3 c à s de St Morêt + 1 c à s de concentré de tomate + sel, poivre, préparation à étaler sur la base du bagel. Avant de recouvrir le tout de rondelles généreuses de mozzarella et de quelques effeuillages de basilic.
- à la mexicaine (à gauche sur la même photo) : mixer ensemble, grossièrement, une petite boîte de maïs doux, 2 petites tomates, 1 steack haché cru, une bonne pincée de piment en poudre et autant de cumin. Faire dorer le tout dans une casserole avec un peu d'huile. Ajouter une poignée de fromage râpé (type cheddar). Garnir les bases des bagels et recouvrir de tranches d'avocat. Repasser au four juste avant de servir (et là c'est mon chéri qui s'y est collé ... puisque moi j'étais restée chez moi)
- à la scandinave (à droite sur la photo) : mélanger 2 c à s de Saint-Morêt à 1 c à s de crème fraîche et 1 c à s de ciboulette ciselée. Ajouter quelques gouttes de citron, du poivre et très peu de sel. Etaler cette crème sur la base des bagels, recouvrir d'1/2 tranche de saumon fumé, de 2 rondelles de tomate et d'une petite feuille de batavia. Je crois que c'est la version la plus "classique" (et encore) pour un bagel.
Je crois savoir qu'ils ont aimé ... vraiment beaucoup aimé ... même qu'ils en auraient bien mangé la fois d'après ... même que la prochaine fois, leur rencontre pourraît avoir lieu chez nous. Oh la la, j'ai mis le doigt dans un engrenage ... oh la la pour eux aussi, s'ils viennent en revanche, c'est tout autre chose que je leur ferai ... hé hé hé ... ils ne savent pas ce qui les attend (moi non plus d'ailleurs, du moins pas encore : mais au moins, je n'aurais plus à prendre en compte de contrainte "transport").
Si vous avez bien lu, j'ai fait 1,5 fois la recette ... mais qu'ai-je fait des 3 bagels restants sur 15 ? Et bien je les ai offerts à ma stagiaire ... qui m'a dit qu'elle adorait les bagels ! Qu'avais-je à l'esprit ? Je ne les ai même pas goûtés du coup ... Voilà une bonne raison (excuse ?) pour en refaire ... et vite ! parce que je veux goûter !
28 août 2006
crêpes épaisses de sarrasin
J'avoue que je n'ai pas mis toutes les recettes dont je présentai les images dans le post précédent. Je reconnais que les drôles de galettes au sarrain pouvaient intriguer ... alors, alors, en voici la recette (et sinon, vous allez au Monoprix, ils en vendent au rayon frais, à côté des feuilles de brick et pâtes feuilletées : c'est d'ailleurs de là qu'est venue mon idée !!!)
ingrédients pour 6 galettes :
- 100 g de farine de sarrasin
- 1 c à soupe de farine classique
- 200 ml d'eau du robinet
- 1 oeuf entier
- 100 g de pommes de terre, cuite à l'eau, épluchées
- 1/2 verre de lait
- 1 c à soupe d'huile
- 1/2 c à café de sel, 1/2 sachet de levure chimique
Mélanger les farines, la levure et l'oeuf dans un saladier puis ajouter l'eau petit à petit en mélangeant bien. Lorsque le mélange est homogène, bien saler puis fouetter quelques minutes (je le fais à la main, alors, je dirais 5 minutes environ). Réduire les pommes de terre en purée et homogénéiser avec le lait. Ajouter cette purée à la préparation précédente. Mélanger une dernière fois, puis laisser reposer quelques heures.
Au dernier moment, ajouter l'huile et mélanger une dernière fois à la louchette.
Faire chauffer une noisette (ou encore moins, une "cacahuète") de beurre dans une petite poêle anti-adhésive (diamètre d'environ 15 cm). Y verser l'équivalent de 2 louchettes de pâte et laisser cuire 3 minutes . Retourner, laisser cuire encore une minute. Retirer du feu, et conserver au chaud jusqu'à épuisement de la pâte.
Après cela, farcir comme on le sent, rouler et déguster !
PS : si on veut faire des crêpes de sarrasin "classiques", il suffit de ne pas mettre la purée de pomme de terre et un tout petit peu moins d'eau (mais alors vraiment très peu d'eau en moins)... et surtout, d'utiliser une plus grande poêle, voire une galetière.
24 août 2006
faut-il une tortilla pour faire un wrap ?
Parce que si c'est le cas, la photo ci-dessus n'est pas un wrap mais un "roulé de galette sarrasin/pommes de terre au poulet". D'ailleurs il n'y avait pas que du poulet : cf ci-dessous pour le contenu (la sauce est faite à base de crème fraîche, et de moutarde, directement dans la poêle de cuisson du poulet, en grattant le fond pour décoller les sucs).... facile, il y avait de la mozzarella et des petites feuilles craquantes.
Et ceci (ci-dessous) est un wrap : poulet (pour changer), poivron, oignon, maïs en grains, riz, cumin en graines - c'est ce que l'on voit au premier plan à droite, non je ne mange pas d'insectes - piment, un peu de fromage râpé et hop après j'ai roulé.
Et ce qui suit alors, ... cela aurait pu en être un : la recette de la tortilla de blé est très proche de celle des chapatis - j'ai vérifié ... sauf que je mets plus d'eau ... et du beurre, comme ça le chapati est plus moelleux et a plus de goût (bien sûr, dessus, il y a du porc vindaloo en brochettes et de la marinade cuite, mais c'est pour le côté "indien"). Mais alors se pose une autre question : le wrap peut-il être indien ?
J'aimerais bien ! Parce que quand je fais mes tortillas (cette fois à base de farine de maïs) moi-même : ils sont bien secs (cf. en dessous avec du saumon fumé , et une petite sauce fromage frais/crème fraîche/ciboulette/citron). Enfin, peut-être pas secs, mais ils roulent moins bien (les bords craquèlent). Quelle quantité de crème hummmmm ! Il faut dire que je mange le saumon fumé pour la "galette" qui l'accompagne (tortilla ou blinis). D'ailleurs, puisque j'y pense les "vrais" blinis pourraient être des wraps (les blinis que j'ai mangé en russie ne sont pas petits et épais comme des pancakes ... ils ressemblent à des crêpes bretonnes ... en à peine plus épais).
Alors qu'est-ce qu'un "wrap" ? Un drôle de casse-croûte exclusivement à base de tortilla mexicaine ? ou un roulé tout court ? Je crois bien que la réponse "officielle" penche vers la première solution ... mais peu importe finalement le vocable ... pourvu qu'il y ait du plaisir (car c'est toujours ludique et bon !)... quand même, j'aimais bien l'idée que dans le monde entier, toutes sortes de peuplades "wrappent" depuis des millénaires sans le savoir grâce à un peu de farine, d'eau et de sel...
20 août 2006
rondeurs sucrées
Il est vrai que j'ai aussi dégusté des petites choses rondes en version sucrée :
- des tartelettes aux fruits (dont une aux groseilles et au thé matcha ... au fond de la photo)
le principe est toujours le même : une pâte sablée aux amandes cuite à blanc et une garniture mascarpone/ricotta (sans l'alcool de fruits rouges). Les proportions données permettent de réaliser 6 tartelettes. Ensuite, on varie les fruits :
- une belle figue bien mûre coupée en 4 (éventuellement nappée de miel ... mais les miennes étaient si savoureuses et si sucrées qu'elles furent mangées telles qu'elles)
- des fruits rouges mélangés et un filet de baccate de framboises (liqueur à base de vin de bourgogne)
- des groseilles sur un lit de confiture de lait au thé matcha (ma version préférée).
Pour la confiture de lait au thé matcha, j'ai repris la recette que l'on trouve partout maintenant : 1 boîte de lait concentré sucré que l'on met à cuire dans une casserole d'eau bouillante pendant 2 ou 3 heures (ou 45 minutes à l'auto-cuiseur). Il faut juste s'assurer que le niveau d'eau ne diminue pas trop, et le cas échéant, retourner la boîte à mi-parcours. Ensuite, ouvrir la boîte, verser le contenu dans un bocal, ajouter une cuillère à café rase de thé matcha. Bien touiller, consommer comme on veut. Je conserve ensuite la confiture dans le bocal fermé au réfrigérateur ... mais je ne peux dire honnêtement combien de temps cela se garde ... une semaine ? plus ??? A vous de faire l'expérience.
- un cheesecake "mascarpone-ricotta-framboises".
Pour un moule à charnière d'un diamètre de 20 cm :
Proportions pour la base : mélanger 75 g de farine, 75 g de beurre fondu, 75 g de miettes de biscuits roses (de la maison Fossier), 50 g de sucre. Tasser le tout au fond du moule dont les parois ont été beurrées et enfourner à four chaud (180° C) pendant 10 minutes.
Pour la crème : ajouter au mélange ricotta (250g) / mascarpone (250 g) / sucre (50 g de sucre glace et un sachet de sucre vanillé), le zeste d'1/2 citron, 200 g de framboises et 3 oeufs, en mélangeant bien. Verser le mélange sur la base biscuitée légèrement refroidie puis enfourner environ 40 minutes toujours à 180°. Laisser refroidir hors du four et réfrigérer plusieurs heures. Ensuite, pour la dégustation, vous pouvez accompagner le cheesecake d'un coulis de fruits rouges ... ou pas ! à vous de voir !
Moi j'avais utilisé de la ricotta fraîche (la consistance et le goût ... surtout le goût ... sont sans comparaison avec la ricotta que l'on trouve au supermarché). D'ailleurs lors de la dégustation elle l'a emporté sur le mascarpone alors que d'habitude, les deux se complètent plus. Mais je ne le regrette pas ...
Ah si seulement j'avais des moules à canolis ... c'est une toute autre recette que je vous donnerais ... un jour peut-être ...
16 août 2006
recidive ronde
Comme je fonctionne plutôt par envies ou par associations d'idées, j'ai tendance à manger des plats très proches les uns des autres sur quelques jours, puis à passer à totalement autre chose.
Ainsi, presque d'affilée, j'ai encore eu envie de petites choses rondes.
D'abord : des galettes de pommes de terre et courgette
C'est si simple (et si bon). Prendre deux pommes de terre par personne et les couper en fines rondelles après les avoir épluchées. Les disposer en rosaces sur une feuille de papier sulfurisé, en faisant se chevaucher les tranches. Arroser d'un peu d'huile d'olive, saler, poivrer. Enfourner pour 20 minutes à 180°C. Couper des rondelles de courgettes. Sortir les galettes de pommes de terre du four et y déposer les courgettes. Saler, poivrer, enfourner à nouveau 20 minutes. Pendant ce temps, faire chauffer dans une casserole, 100 g de gorgonzola, 50 g de crème liquide, une bonne pincée de poivre. Saupoudrer les galettes d'1 pincée de fenouil à la sortie du four, puis les arroser de la sauce au fromage.
Déguster chaud !
ET dans la série "petite chose ronde", j'ai récidivé en appliquant cette fois le principe du "mais qu'y a-t'il dans le frigo ?" que beaucoup d'entre nous connaissent et pratiquent. Bref, ce jour-là j'avais un rouleau de pâte feuilletée et de bons légumes (mais pas exactement tous ceux d'une ratatouille).
Qu'à cela ne tienne, j'ai coupé un oignon, une grosse courgette, un poivron jaune et 2 tomates en morceaux et les ai mis à cuire dans une casserole à fond épais avec un peu d'huile d'olive, du sel et une pincée de piment, en remuant un peu au début.
Pendant ce temps, j'ai préchauffé le four à 180°C, ai découpé des disques de pâte (par flemme d'utiliser des moules à tartelettes et pour éviter de cuire pâte feuilletée et légumes ensemble, ce qui aurait détrempé la pâte, non ?) et les ai fait cuire sur une plaque à pâtisserie après les avoir piqués à la fourchette.
Après 30 minutes de cuisson des légumes - ce qui correspond exactement au temps nécessaire pour préchauffer le four et cuire les ronds de pâte - j'ai dressé les assiettes en posant 2 c à s de légumes sur chaque rond avant d'ajouter un morceau de pécorino et un brin de thym. Là encore, déguster chaud (quoique froid, ce soit bon aussi : j'ai essayé un peu plus tard ... parce qu'il en restait quand même).
Il n'y a pas à dire : les photos sont mieux avec un cadre ... qui leur donne un aspect "fini".
14 août 2006
pique-nique rouge
Je me rends bien compte que je me fais un peu rare ... et pourtant je ne suis pas en vacances ... quoique le côté festif qu'a pris le travail la semaine dernière pourrait m'y faire croire.
En l'espace de deux jours, deux petites fêtes :
- la première pour un "anniversaire surprise" : j'ai apporté l'apéro
Boulettes aux crevettes : mixer ensemble, 125 g de petites crevettes précuites décortiquées + l'écorce d'1/2 citron vert coupée en petits morceaux + 3 c à s de farine + 1/2 c à c de bicarbonate de soude + 2 c à s de fromage frais type "Saint-Moret". Ajouter ensuite quelques brins de ciboulette et assiasonner après avoir goûté.
Rouler de grosses boulettes dans de la chapelure puis faire frire 10 minutes en retournant à mi-cuisson. Servir avec une pointe de mayonnaise "citronnée"!
Risotto façon "suppli" plat : faire fondre 15 g de beurre dans une sauteuse et y ajouter une échalote finement émincée. Mettre 250 ml d'eau à chauffer dans une casserole avec un cube de bouillon de poule. Après 5 minutes de cuisson, verser 50 g de riz à risotto sur l'échalote, une dosette de filaments de safran et bien remuer jusqu'à ce que le riz devienne translucide. Ajouter 1 c à s de vin blanc et laisser le riz s'imprégner. Verser l'eau en une fois, mélanger et attendre qu'il cuise. Ajouter enfin, 15 g de beurre et le double de parmesan râpé. Déposer un morceau de mozzarella sur chaque part individuelle et passer rapidement au four.
Bouchées à la mozzarella : Verser 2 c à s de pesto sur des boulettes de mozzarella bien enrober et laisser au frais quelques heures. Au moment de servir, ajouter une petite tomate confite à chaque boulette.
Boulettes de kefta (je ne connais plus les proportions depuis le temps que je les faits, alors je mets les ingrédients en vrac : mais promis, la prochaine fois je noterai tout bien comme il faut) : viande hachée (boeuf ou agneau), 1 oeuf entier, 1 botte de persil plat et 1 botte de menthe, chapelure, raz el hanout, cumin, piment en poudre, sel, poivre, oignon. Mixer le tout, former de belles boulettes, les rouler dans la farine et les faire cuire à feu doux de tous côtés. Servir sur un lit de taboulé.
Dois-je dire que le résultat a été très apprécié ???
- la seconde pour un pique-nique "rouge" entre collègues (il fallait bien trouver une thématique) : j'ai apporté le pain rouge, des crevettes tandoori, un cake thon-tomates. Et les autres ont fourni, dans le désordre : une salade de poivron grillé, une tarte à la tomate délicieuse (désormais, je ne mettrai plus que la moutarde à l'ancienne sur le fond de pâte !), de la charcuterie, du vin rouge, une charlotte aux fraises et aux fraises tagada, des tomates cerises à croquer, des mini-babybel rouges, du jus de cranberries et un autre d'oranges sanguines, de la pâte de tomates, etc.
Après le succès de celui du mois de juillet, je suis ravie que celui du mois d'août se soit bien déroulé (même le temps, pourtant très menaçant, a été clément avec nous ! quelle chance !) : et voilà 10 personnes comblées !!! Tellement enthousiastes qu'elles sont déjà prêtes à remettre ça en septembre sur un autre thème chromatique : le vert ! Evidemment, je leur ai déjà envoyés des liens vers les posts de Cléa ! Je pensais n'imposer qu'un seul thème chromatique par an (j'avais commencé l'année dernière par le jaune !) mais face à tant de bonne volonté j'ai plié ! Donc RV en septembre (j'espère qu'il fera beau) pour un pique-nique verdoyant !
Et en attendant, les recettes utilisées sont là :
- pour la charlotte aux fraises : cliquer
- pour le pain rouge (en fait le pain sans pétrissage d'Anne de Papilles et Pupille qui m'a sauvé la vie avec sa recette : je me voyais déjà passer ma soirée à pétrir ... et j'ai pu le faire le matin très tôt avant d'aller travailler !) : cliquer (merci à toi Anne si tu passe par ici). Je crois que j'ai eu la main lourde sur la farine ... mais personne ne s'est plaint !
- pour le cake thon-tomate (vraiment moelleux) : cliquer
- pour les crevettes tandoori : j'ai pris des queues de crevettes de M Picard que j'ai fait mariner dans deux yaouts natures mélangés à 1/2 c à s de poudre à tandoori, une pincée de colorant alimentaire rouge et le jus d'1/2 citron. Après quelques heures (ou toute une nuit au frais) : faire griller et déguster (attention c'est un peu fort !).
Encore quelques images "pour le souvenir" :

09 août 2006
Pâté en croûte d'une étourdie
J'ai voulu faire un pâte en croûte.
Alors je me suis acheté un moule à mini-pâté en C.
J'ai tout bien fait (marinade de la viande, et tout et tout).
J'ai attendu plusieurs jours après la cuisson pour que la dégustation soit parfaite.
Enfin, j'ai pu goûter : j'ai démoulé et coupé l'entame ... et ... vous ne voyez pas ... là juste en-dessous sur la photo : et bien, j'ai oublié l'étape gelée !!! lol (c'est tout moi ça : tant d'attention, et le détail qui tue à la fin !)
Cependant, mon petit pâté était très bon. Et son petit frère "façon terrine" aussi.
Mais pour être honnête, ce n'est pas la seule chose que j'avais oublié : la barde de lard manquait aussi à l'appel.
Mes ingrédients (pour les 2 terrine/pâté): une pâte brisée; 350 g de filet de porc et de noix de veau mélangés ; 250 g de chair à saucisses; 1 grande barde de lard mince (plusieurs fines tranches de bacon, du coup j'ai minimisé l'apport de sel dans la recette); 1,5 c à s de cognac; 10 cl de vin blanc; 1 oeuf; sel, poivre, pistaches, laurier ... et gelée
Instructions : La veille, découper les viandes en aiguillettes, saler (légèrement), poivrer généreusement, mouiller avec le cognac et le vin blanc. Laisser macérer toute une nuit.
Le lendemain : étaler la pâte brisée en une couche épaisse. Foncer le moule à pâté en croûte avec les 2/3 de cette abaisse et la recouvrir de tranches de bacon. Disposer alternativement, une couche d'aiguillettes de veau et de porc, quelques pistaches émondées et une couche de farce. Fermer le pâté avec des tranches de bacon puis le reste de pâte brisée et bien souder. Dorer à l'oeuf et percer une ou deux cheminées faites d'un bristol roulé. Cuire à 180°C pendant 45 min à 1 h (selon coloration de la pâte).
Laisser refroidir ... et verser la gelée par les trous. Ne démouler qu'au moment de servir (plusieurs jours après).
Pour la version terrine, j'ai ajouté des feuilles de laurier sur le dessus, avant de mettre le couvercle.
C'est sûr, je recommencerai ... avec plus de viande et moins de chair à saucisses et surtout avec la gelée qui est toute sage sur mes étagères ... et qui n'attend que ça !
PS : je n'ai pas beurré le moule à pâté en croûte parce que c'est un moule anti-adhésif à charnières aux 2 angles diamétralement opposés : il se démonte en plusieurs parties et c'est très facile (y compris pour le nettoyer après).
07 août 2006
tatin de tomates cerises
Béa (La Tartine gourmande) m'ayant fait saliver avec ses très belles "tartes tatin aux tomates colorées" j'ai voulu refaire sa recette... mais point de tomates "fraises" multicolores n'ai trouvé. Alors j'ai fait sans.
Pour 4 tartelettes individuelles (j'ai modifié quelques peu les ingrédients, selon ce que j'avais sous la main) :
- un rouleau de pâte feuilletée
- des tomates cerises
- sel, poivre, sucre en poudre, piment en poudre, curcuma, huile d'olive, ail haché, basilic.
En revanche, j'ai repris ses instructions de préparation :
- Nettoyer les tomates, les couper en deux
- Les mettre sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé, partie bombée vers le haut et les saupoudrer de tous les ingrédients listés ci-dessus (sauf le basilic)
- Faire cuire 20 minutes à 200°C, puis laisser refroidir complètement
- Huiler des petits moules individuels
- Y déposer les tomates, bien serrées, parite bombée en dessous
- Recouvrir de cercles de pâte un peu plus larges que les moules
- Piquer la pâte et faire cuire à 200°C pendant 40 minutes (en fait, mon four chauffe beaucoup alors j'ai fait cuire un peu moins ... jusqu'à obtenir cela :
puis j'ai retourné les tartes dans chaque plat avant d'y ajouter du basilic ciselé qui semble avoir cuit grâce à la chaleur dégagée par les tartes.
Pas besoin d'accompagnement ... un morceau de fromage ensuite ... puis du granité ... encore et toujours !
PS : je ne pense pas pouvoir un jour prendre d'aussi belles photos que Béa ... mais j'ai mis un cadre aux miennes (mon petit "hommage"). Ceux et celles qui n'ont pas encore vu son post devraient vraiment y aller !
01 août 2006
KKVKVK n°11 : mes iles flottantes
Quand j'ai vu le thème choisi par Sylvie pour la onzième édition du KKVKVK ... une île flottante ... je me suis dit que ce n'était pas pour moi. Je n'aime pas vraiment ce dessert ... alors comme je m'étais déjà dégonflée pour le mille-feuilles de Dorian ... j'ai essayé de trouver du réconfort auprès de mon chéri qui était juste à côté de moi (mais sur son propre PC à faire je ne sais quoi) : tu te rends compte, une île flottante ... quand vais-je pouvoir participer ? Et là, révélation : "mais moi j'aime ça l'île flottante !!!!".
Ah bon ? Tu ne me l'avais jamais dit ... quelques secondes d'hésitation ... "bon, ben alors je vais essayer" (pleine d'enthousiasme la fille !).
Avec du chocolat !
Pour la recette c'est simple (nous avons toutes presque la même) :
-crème anglaise : 4 jaunes d'oeuf, 50 g de sucre, 5 dl de lait, 50 g de chocolat noir, 50 g de chocolat au lait et au caramel + pour la déco : des perles craquantes ou des petits morceaux de chocolat blanc.
Faire chauffer le lait, pendant ce temps, dans un saladier fouetter le mélange jaune d'oeuf et sucre jusqu'à ce qu'il blanchisse/ mousse/ double de volume (comme si on pouvait mesurer le volume initial). Puis y verser le lait tout en continuant de remuer avec une cuillère en bois. Remettre le tout dans la casserole et chauffer doucement en remuant sans cesse jusqu'à ce que la crème nappe le dos d'une cuillère (je vous passe le détail de la trace de doigt qui doit rester intacte). Diviser la crème anglaise dans deux bols et faire fondre dans l'un le chocolat noir et dans l'autre le chocolat au lait. Laisser refroidir puis réfrigérer.
- "îles" : battre les 4 blancs en neige ferme (enfin une recette où on garde tout !) avec 50 g de sucre en poudre et faire pocher une minute de chaque côté dans une casserole remplie d'eau mise à chauffer quand le fouet a démarré. Egoutter et refroidir.
Au moment de servir, faire comme sur la photo (en vrai, j'ai versé la crème au chocolat noir et dessus celle au chocolat au lait, j'ai touillé avec une pique en bois pour faire joli, mais les deux crèmes sont bonnes l'une indépendemment de l'autre aussi !) :
Verdict : je n'aime toujours pas ça ! Le blanc c'est bon dans les macarons/amaretti/tuiles/financiers/soufflés ou dans cette version là (que j'ai hâte d'essayer) ... mais pas dans les îles flottantes ! La prochaine fois, je ferai un gâteau minute (à base de blanc d'oeuf) au chocolat et une vraie crème anglaise ... au moins je mangerai tout jusqu'au bout (mais le gâteau va-t-il flotter ??? ).
Alors, je me suis mise à rêver à mon "île flottante-déserte à moi", rien qu'avec des trucs que j'aime (même s'ils ne vont pas vraiment ensemble).
Sur mon île "déserte-flottante" il y aura :
- des palmiers (pâte feuilletée étalée sur du sucre et recouverte d'un peu de crème anglaise mélangée à de la pâte de pistache - mais point trop n'en faut - et roulée et passée au congélateur 10 minutes et coupée en tronçons d'environ 5 mm d'épaisseur et cuite 15 minutes à Th6 (180°C))
- des épices (car sans ça je n'aurais plus goût à rien - cette fois j'ai choisi de la cannelle, certes pour son côté boisé, mais aussi parce que mon chéri n'aime pas ça - hé hé, elle n'est rien que pour moi cette île !)
- de l'ombre : vous la voyez juste sous le palmier ? oui, oui, car plus il y a de soleil et plus ... j'aime l'ombre !
- une mer, que dis-je un OCEAN bleu turquoise transparent (du genre, quand on se baigne, on voit ses orteils - c'est important) : du granité au citron "curaçao-isé"
- une plage de sable blanc (ici de la noix de coco râpée ... juste pour la déco)
- et des petites gâteries (ici de la pâte à macarons étalée à la cuillère et surcuite de quelques minutes pour créer une belle couleur et une belle texture un peu craquante, façon "rôcher").
..et je serai heureuse ... avec des livres quand même, des montagnes de livres, que l'on ne mange pas mais que l'on dévoooore ! (ça se voit tant que ça que je suis en manque de vacances ???).
En réalité, je ne l'ai pas mangée comme ça : j'ai retiré la déco (surtout la noix de coco), j'ai mangé les feuilles du palmier ... et j'ai ajouté un soupçon de VODKA (l'abus d'alcool bla bla) ... parce que le curaçao, je ne l'aime qu'en version "lagon bleu" ... et oui !





















